Scrapeefy vs Apollo : quelle alternative pour la prospection B2B française ?
Apollo est l'un des outils de prospection B2B les plus utilisés dans le monde. Mais pour les équipes commerciales françaises, ses limites sont réelles : taux de bounce élevé, couverture incomplète du marché local, abonnement mensuel coûteux. Cet article compare Apollo et Scrapeefy sur les critères qui comptent réellement pour prospecter efficacement en France.
1. Le problème du bounce rate avec Apollo
Apollo agrège des données depuis des sources variées, dont des profils LinkedIn, des sites web et des bases de données tierces. Résultat : les emails livrés ne sont pas systématiquement vérifiés en temps réel. Les utilisateurs d'Apollo rapportent couramment des taux de bounce de 20 à 30 % sur leurs campagnes.
Un bounce rate élevé n'est pas qu'un problème de délivrabilité : c'est un signal fort envoyé aux fournisseurs de messagerie (Gmail, Outlook) que vos envois sont indésirables. Passé un certain seuil, votre domaine est progressivement pénalisé, vos emails atterrissent en spam — y compris pour vos clients existants.
La racine du problème est structurelle : Apollo collecte les adresses sans garantie de fraîcheur. Un email valide il y a 18 mois peut aujourd'hui déclencher un bounce si le dirigeant a changé de poste, si l'entreprise a fusionné ou si l'adresse a tout simplement été désactivée.
Scrapeefy applique une vérification anti-bounce sur chaque adresse avant livraison : bounces, spam traps, catch-all et adresses abusives sont exclus. Le bounce rate garanti est inférieur à 5 %. Chaque contact livré porte une date de vérification visible — vous savez exactement quand la donnée a été validée.
2. Apollo couvre mal les PME françaises
Apollo est conçu et optimisé pour le marché américain. Sa base de données est nourrie par des profils LinkedIn anglophones, des données Crunchbase et des bases tierces principalement orientées grandes entreprises internationales.
En France, cette approche crée une lacune majeure : les PME locales — cabinets comptables, agences de recrutement indépendantes, entreprises artisanales, TPE régionales — ne publient pas leurs coordonnées sur LinkedIn et n'apparaissent pas dans les bases de données internationales. Ces entreprises sont pourtant exactement là où se trouvent les décideurs accessibles et les cycles de vente courts.
Scrapeefy interroge directement les sources officielles françaises : INSEE SIRENE (plus de 10 millions d'établissements actifs, mis à jour quotidiennement) et INPI (registre légal des dirigeants, avec nom, prénom et rôle légal). Ces données existent indépendamment de toute présence LinkedIn ou sur le web.
Sur un secteur comme le recrutement en Loire-Atlantique, Scrapeefy remonte jusqu'à 3 fois plus d'entreprises couvertes qu'une recherche Sales Navigator ou Apollo. Et ces entreprises-là ne sont démarchées par personne d'autre, précisément parce qu'elles sont invisibles pour les outils internationaux.
3. Le modèle tarifaire d'Apollo : coûteux et opaque
Le plan de base Apollo démarre à environ 49 $/mois (Basic) et monte rapidement à 99 $/mois (Professional) pour un usage sérieux. L'abonnement est mensuel, que vous l'utilisiez ou non — et les crédits non utilisés ne sont pas reportés sur le mois suivant.
Ce que le tarif affiché ne dit pas : Apollo débite des crédits même sur les contacts introuvables ou les emails invalides. En pratique, vous payez pour des tentatives, pas pour des résultats. Sur une liste de 1 000 contacts recherchés, si seulement 700 existent dans leur base, vous avez consommé 1 000 crédits pour 700 contacts — dont peut-être 150 seront des bounces.
À l'échelle d'une équipe commerciale de 3 personnes, l'abonnement Apollo représente 3 000 à 5 000 €/an, sans garantie de résultats.
Scrapeefy fonctionne en pay-per-result : vous ne payez que les contacts effectivement livrés et vérifiés. Aucun crédit débité pour un résultat vide. Pas d'abonnement mensuel obligatoire — achetez ce dont vous avez besoin, quand vous en avez besoin. Pour une PME qui prospecte ponctuellement, c'est une économie immédiate et mesurable.
4. Conformité RGPD : deux approches très différentes
La prospection B2B en France est encadrée par le RGPD et les lignes directrices de la CNIL. En principe, la prospection commerciale auprès de professionnels est autorisée si les données proviennent de sources légitimes et publiques — à condition de le démontrer en cas de contrôle.
Apollo collecte des données depuis LinkedIn, des sites web tiers et des bases d'origine variée. La traçabilité de chaque email (source, date de collecte, légitimité) est difficile à établir. Dans un contexte de conformité stricte, cela peut représenter un risque légal non négligeable.
Scrapeefy s'appuie exclusivement sur des données publiques officielles : INSEE SIRENE et INPI sont des registres légaux français, dont l'exploitation à des fins de prospection B2B est clairement encadrée. La source de chaque contact est traçable et documentable.
5. Pour qui Apollo reste-t-il pertinent ?
Apollo est un outil puissant dans certains contextes précis. Il reste pertinent si vous prospectez à l'international (US, UK, DACH), si votre cible principale est constituée de startups ou de grandes entreprises avec une présence LinkedIn établie, ou si vous avez besoin d'un CRM léger intégré avec des séquences d'envoi automatisées.
En revanche, si votre marché cible est principalement français, si vous prospectez des PME et TPE locales, ou si vous cherchez à maîtriser votre coût par contact, Apollo n'est pas la solution la plus adaptée.
6. Cas d'usage : prospection recruteurs indépendants en France
Prenons un exemple concret : vous voulez prospecter les cabinets de recrutement indépendants en France (code NAF 7810Z). Ce segment est composé en grande majorité de TPE de 1 à 5 salariés — souvent une seule personne qui dirige, recrute et prospecte.
Avec Apollo : la grande majorité de ces cabinets ne sont pas référencés. Apollo remonte surtout les grandes enseignes (Hays, Robert Half, Michael Page) déjà bien connues. Le taux de couverture sur les indépendants est estimé à moins de 20 % du marché réel.
Avec Scrapeefy : vous interrogez directement INSEE SIRENE avec le code NAF 7810Z et le département souhaité. Vous obtenez la liste complète des établissements actifs, avec les dirigeants extraits depuis l'INPI. Sur la Loire-Atlantique seule, cela représente plus de 200 cabinets identifiables.
Vous ne payez que les contacts effectivement trouvés et vérifiés. Le résultat : une liste de prospection exploitable le jour même, sans abonnement mensuel.
Comparatif détaillé
| Critère | Apollo | Scrapeefy |
|---|---|---|
| Bounce rate moyen | 20–30 % | Garanti < 5 % |
| Couverture PME françaises | Partielle (orientée grandes entreprises) | INSEE + INPI (10M+ établissements) |
| Modèle tarifaire | Abonnement mensuel fixe dès 49 $/mois | Pay-per-result, sans abonnement |
| Crédits sur résultats vides | Oui | Non |
| Sources de données | LinkedIn, bases tierces internationales | INSEE, INPI (open data officiel français) |
| Conformité RGPD France | Variable selon la source | Oui — sources publiques légales françaises |
| Date de vérification visible | Non | Oui — sur chaque contact |
| Marché cible optimal | International, grandes entreprises | France, PME et TPE locales |
Questions fréquentes
Peut-on utiliser Scrapeefy et Apollo en parallèle ?
Oui. Les deux outils couvrent des marchés différents. Si vous prospectez à la fois en France et à l'international, il peut être pertinent d'utiliser Scrapeefy pour votre marché local et Apollo pour vos cibles internationales. Mais pour une prospection 100 % française, Scrapeefy couvre tous les besoins.
Scrapeefy fournit-il des numéros de téléphone en plus des emails ?
Oui. Scrapeefy extrait à la fois les adresses email et les numéros de téléphone des dirigeants, lorsqu'ils sont disponibles dans les sources publiques (site web de l'entreprise, annuaires). C'est un avantage pour les équipes commerciales qui pratiquent le multicanal email + téléphone.
Comment Scrapeefy garantit-il un bounce rate inférieur à 5 % ?
Chaque adresse email collectée est soumise à une vérification en temps réel : test de l'existence du serveur de messagerie, vérification de l'adresse, détection des spam traps et des catch-all. Les adresses qui ne passent pas cette vérification ne sont pas livrées — et ne sont pas facturées.
Apollo propose un plan gratuit — Scrapeefy aussi ?
Scrapeefy propose 5 contacts offerts sans carte bancaire pour tester le service. L'objectif n'est pas un freemium illimité, mais de vous permettre de valider la qualité des données avant tout engagement financier.
En résumé
Apollo est un outil puissant pour les équipes qui prospectent à l'international avec un volume important et un budget dédié. Mais pour une prospection B2B ciblée sur le marché français — PME locales, recruteurs indépendants, commerciaux ponctuels — ses limites de couverture et son modèle d'abonnement coûteux le rendent peu adapté.
Scrapeefy est conçu pour le marché français : sources officielles INSEE et INPI, vérification email garantie, paiement au résultat. Pas d'abonnement mensuel, pas de crédits perdus sur des résultats vides.
